[Coup de gueule] Le prix des fruits et légumes frais

Pour la première fois sur le blog, voici un petit article coup de gueule. Je suis totalement consternée par les dires des gens : » les fruits et légumes frais sont trop chers cet hiver ». On nous explique gentiment que c’est à cause des températures exceptionnellement basses en Espagne et d’autres raisons qui n’en sont pas plus… Bref, tout ça parce que les gens veulent consommer des tomates, poivrons, courgettes et autres aubergines (sans parler des fraises !!!) même en hiver.

Non mais vous êtes sérieux ??? Ça me révolte ! Ça n’a aucun sens ! Bien sûr que c’est cher !!! De plus les fruits et légumes d’été sont pleins d’eau pour faire le plein d’hydratation avec les chaleurs, les fruits et légumes d’hiver sont plus nourrissants pour faire face au froid. Leur saisonnalité est adaptée à nos besoins. En plein hiver, on consomme des carottes, des poireaux, des oignons, des choux, des courges ou encore des pommes, des poires, des kiwis… on a l’embarras du choix et c’est bien plus économique. En faisant les courses il suffit d’acheter ce qui provient de France (à minima) et mieux encore d’acheter local. Pour le reste, il y a toujours la possibilité de manger des conserves ou des surgelés. Par exemple, le trop plein de courgettes produites au potager (ou achetées au producteur du coin) peut très bien se congeler afin de faire de délicieuses soupes d’hiver (en y ajoutant de la pomme de terre pour la rendre plus nourrissante).

Les avantages lorsque l’on mange de saison sont multiples : économiques pour votre porte-monnaie mais aussi en favorisant l’emploi et le commerce local, écologiques avec le respect de la terre et en évitant les centaines de km et toutes les émissions de dioxyde de carbone qui vont avec, et nutritionnels !

Pour finir ce tout petit article coup de gueule je voudrais juste qu’il y ait une prise de conscience sur le bio. Sur le papier, je trouve ça très bien mais il y a pour moi 3 choses à ne pas oublier. La première, c’est que le bio qui fait beaucoup de km ne devrait plus avoir droit à l’appellation « bio » à cause de tout le CO2 émit pour le transport. Du coup, le bio doit aussi être local pour rester en accord avec les valeurs qu’il prône. La deuxième chose à ne pas oublier c’est que le champ bio n’est pas à l’abri des épandages de pesticides et autres produits des agriculteurs alentour. Bref au final ce qui est labellisé bio n’est sûrement pas exempt de toutes cochonneries industrielles. Enfin la dernière chose (elle est liée à la première) les normes du bio ne sont pas les mêmes dans tous les pays donc ce qui provient d’une exploitation bio dans un autre pays n’aurait pas forcément eu le label en France. Enfin il ne faut pas oublier qu’une certification bio à un coût et qu’un petit exploitant n’aura pas nécessairement les moyens de l’obtenir même s’il fait tout dans les règles. Au final, un label, une certification ou peut importe le nom que l’on donne ne veut pas toujours dire grand chose…

PS : Je ne suis pas parfaite dans mes achats car à la maison on aime bien manger des bananes et pourtant, elles parcourent des milliers de km. Il suffit de rester raisonnable et de saison pour ce qu’on ne produit pas sur notre territoire !

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